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L’anime Granblue Fantasy arrive chez Wakanim !

Le RPG mobile Granblue Fantasy est un immense succès au Japon depuis quelques années déjà. La licence qui se veut être le renouveau de Final Fantasy voit son univers élargi avec un anime qui s’annonce somptueux !

L’anime Granblue Fantasy arrive enfin en France et c’est pour bientôt !  L’excellente nouvelle du jour, c’est qu’on pourra donc déguster l’anime Granblue Fantasy en simulcast VOSTFR chez Wakanim dès le 21 janvier 2017 pour deux épisodes spéciaux, avec une suite à venir très prochainement.

Sorti sur iOS il y a maintenant près de 3 ans, le RPG Granblue Fantasy, développé par Cygames n’en est pas à son premier coup d’essai. Né sous les traits du talentueux illustrateur et designer Hideo Minaba (qui avait oeuvré notamment sur Final Fantasy 9 et 12 et Bravely Default) l’univers et les personnages dégagent un charme certain, digne d’une réelle fantaisie noyée d’un grand bleu.

Magistralement mis en musique par les compositeurs Nobuo Uematsu et Tsutomu Narita, le jeu possède (fait très rare pour un RPG mobile) une véritable âme qui nous donne envie d’en découvrir toujours plus. C’est sans aucun conteste l’un des points ports du jeu et de l’anime à venir.

Granblue Fantasy RPG

L’anime Granblue Fantasy

Produit par A-1 Pictures (Sword Art Online, Fairy Tail Zero…), cet anime orienté Action/Heroic Fantasy sera diffusé à partir du mois d’avril 2017 au Japon. Nous y découvrirons l’histoire d’un jeune chevalier qui va faire une rencontre bouleversante avec Luria, une jeune femme aux cheveux bleux.

Ensemble, ils devront surmonter de nombreux mystères dans un univers plongé de fantaisie, notamment sur de nombreux continents flottants dans le ciel. Dotée de personnages vraiment charismatiques, le jeu original était aussi accompagné par une équipe de seiyû (doubleurs) très connus au Japon.

Synopsis : Dans un monde construit au-delà des nuages vit un garçon prénommé Gran. Il fait un jour la rencontre de Lyria, une jeune fille fuyant un empire totalitaire cherchant à s’emparer du monde entier. Les deux jeunes gens se lancent alors ensemble dans une quête : celle de trouver le pays mythique d’Estalucia, l’île aux étoiles, ainsi que le père de Gran y faisait mention dans une de ses lettres.

Granblue Fantasy The Animation
Anime Granblue Fantasy

En attendant, voici les détails et le nouveau teaser de ce nouvel anime Granblue Fantasy.

On attend beaucoup de cette nouvelle série !

Création : Cygames
Studio : A-1 Pictures
Réalisation : Yuuki Itoh
Character Design : Toshifumi Akai
Musique : Nobuo Uematsu


Granblue Fantasy The Animation PV2

 

Par ailleurs, un nouveau jeu Granblue Fantasy Project Re:Link est actuellement en cours de production chez Platinum Games. Ce dernier devrait permettre à la série de prendre enfin son envol hors du Japon !

Little Witch Academia : Interview de Yoh Yoshinari

La série Little Witch Academia, réalisée par Yoh Yoshinari arrive enfin (au Japon) à partir du 8 janvier 2017 à la télévision ! On en apprend plus dans cette interview de Yoh Yoshinari.

Tout a commencé en 2013. Le studio Trigger participait alors au programme sponsorisé par l’état japonais « Anime Mirai » qui permettait aux nouveaux talents de se faire connaître. C’est alors qu’est né Little Witch Academia. Conçu par Yoshinari Yoh et animé par son studio Trigger, l’histoire de cette petite sorcière maladroite a connu un grand succès international, à travers deux court-métrages d’excellente facture.  Le premier a été diffusé gratuitement sur Youtube et a permis de conquérir le coeur des fans du monde entier. Le second opus voyait le jour après une campagne Kickstarter très fructueuse en 2015. C’est donc tout naturellement que le studio Trigger poursuit l’aventure magique avec cette toute nouvelle série dont on nous parle dans cette interview de Yoh Yoshinari réalisée par le site animeanime.jp.

Little Witch Academia TV

Série TV  Little Witch Academia

Plus de détails sur la fiche de la série.
Diffusion sur Netflix à partir du 09 janvier 2017 (Japon)
Site officiel de la série : http://tv.littlewitchacademia.jp

Interview de Yoh Yoshinari

Interview de Yoh Yoshinari Little Witch
Yoh Yoshinari

(traduction : Gamisama.fr)

■ »Il y a tellement de choses que j’aimerais faire, mais il n’y a pas assez de place. »

Dans la série TV, on retrouve Akko, Lotte et Suzie à la rentrée de l’école de magie Luna Nova. Il ne s’agit donc pas d’une suite des précédents court-métrages. Pourquoi avoir tout repris à zéro ?

Yoh Yoshinari 
Dans les précédents films, nous n’avions crée que l’environnement nécessaire pour raconter l’histoire, mais on n’expliquait pas vraiment dans quel monde elle se déroulait. Il valait donc mieux tout reprendre proprement du début. Jusqu’ici j’étais seul à prendre toutes les décisions, mais cette fois-ci, il a fallu mettre beaucoup de choses en commun avec l’équipe, car sans l’élaboration d’un background très détaillé du monde, impossible de faire des épisodes de trente minutes.

Quelles sont les thématiques abordées dans cette nouvelle série ?

 Yoh Yoshinari
Le point fondamental était de se demander quel genre d’epreuves on allait faire vivre à Akko. C’est à partir de cela qu’on a construit le scénario.

On retrouve d’ailleurs les personnages de Amanda et Yasminka (apparues dans Little Witch Academia – The Magic Parade)

Interview de Yoh Yoshinari
 Yoh Yoshinari
En effet. J’avais même prévu de faire des épisodes qui seraient dédiés à Amanda et les autres filles, mais l’histoire tournant principalement autour de Akko, ça a été difficile à implémenter. Il y a tellement de choses que j’aimerais faire, mais il n’y a pas assez de place.

Ayant pu voir un extrait, on constate que le rythme de progression est incroyablement fort, les images regorgent de détails riches, on en prend vraiment plein la vue. Malgré tout cela, ce n’était pas suffisant ?

 Yoh Yoshinari
Absolument pas. Et encore, j’ai du sacrifier de nombreux éléments. Je déborde peut-être trop d’énergie (rires)
Little Witch Academia TV

Y a t-il eu des différences lors du passage du format court-métrage à une série TV ?
 Yoh Yoshinari
Je souhaitais m’adresser à un public d’enfants, un peu comme la série Nintama Rantarô. J’espère avoir réussi. Chez Trigger, nous n’avions pas encore de série animée destinée aux enfants, et c’était aussi une façon de montrer qu’on était capable de produire une grande variété de séries. Les séries Kill la Kill et Gurren Lagann étaient intéresantes pour leur côté original et à contre-courant, mais j’ai voulu aller dans une autre direction. Je souhaite faire de Little Witch Academia une série ouverte, qui s’adresse à un plus large public.

Comment avez-vous procédé pour créer un anime qui touche aussi bien les enfants que les adultes ?
 Yoh Yoshinari
Lorsqu’on réfléchit à comment surprendre les spectateurs, on tente de créer des retournements de situations complètement innatendus, cela rajoute du piment tout en répondant aux attentes. Vous pouvez prendre Gurren Lagann de Hiroyuki Imaishi pour vous faire une idée de ce concept. C’est ce qui fonctionne le mieux, il y a un côté malicieux derrière, qui, je pense, reste dans les mémoires. Ensuite il faut se poser la question de comment équilibrer tout ça. Si la trame de l’histoire se présente sans surprise, on s’ennuie vite, mais il ne faut pas apporter non plus trop de rebondissements fracassants. C’est donc une question de dosage de tous ces ingrédients.

Takafumi Hori, qui avait participé à la création de Little Witch Acadamedia (Anime Mirai 2013) se retrouve animateur principal sur cette série. Quel est son rôle exact ?

Yoh Yoshinari 
Il ne s’occupe pas du clean-up général, il est plutôt en charge des scènes clés. C’est important d’avoir des gens capables de dessiner des scènes complexes.

De quelles genre de scènes s’agit-il ? Parlez-vous des mouvements éblouissants quand la magie est utilisée ?
Yoh Yoshinari 
En fait, ces mouvements tout droit sortis de l’imagination sont faciles à dessiner. Ce sont ceux que tout le monde connaît, comme la façon de marcher d’un cheval ou d’une souris qui sont nettement plus difficiles. Les talents capables d’exprimer beaucoup de choses, et ceux capables de tout dessiner sont des perles rares indispensables sur une série animée. En tant que réalisateur, je ne peux pas mettre la main à la pâte. Je dois donc déléguer toutes les parties que j’avais déjà dessinées précédemment, et c’est à Takafumi Hori que je l’ai confié.

Little Witch Academia TV
Ressentez-vous une frustration de pas dessiner directement ?

 Yoh Yoshinari
Il y a un peu de cela, mais j’apprécie beaucoup de voir travail que j’ai confié à d’autres se réaliser. Il arrive aussi que je trouve des expressions amusantes que je n’aurais pas pu dessiner moi-même. A l’époque du Anime Mirai, il s’agissait d’un projet ayant pour but de transmettre un savoir-faire, mais cette fois c’est une expérience encore différente. Pour une série animée, on n’a tout simplement pas le choix que de déléguer, tant il y a du travail à fournir (rires). J’aimerais que cela permette aussi à de jeunes talents de se former. Il n’est pas vraiment question ici de réaliser mon oeuvre idéale.

J’ai cru comprendre que Hiroyuki Imaishi faisait partie du staff initial sur cette série ?

Yoh Yoshinari 
Hiroyuki Imaishi est en charge du storyboard. Il a un style captivant car ce qu’il crée est toujours doté d’un excellent rythme et d’une pointe d’élements chocs, je compte donc sur lui. Les épisodes dont il a été en charge un rythme deux plus intense que les autres (rires). Imaginez le ressenti de Uchū Patrol Luluco mais condensé dans un épisode de 30 minutes ! ça risque d’être dur à suivre ! J’ai aussi laissé oeuvrer Masayuki et Hiroaki Sakurai, connus pour leur goût du rythme intense sur certains épisodes. Le storyboard de Masayuki était sans doute le plus chargé !

Une fine équipe participe à la série. Il me semble que vous étiez parti en Angleterre après Little Witch Academia – The Magic Parade, pour chercher l’inspiration ?

 Yoh Yoshinari
Oui, je dirais plutôt que c’était une grande ballade pour mieux ressentir l’atmosphère locale (rires). Nous sommes allé à Edinbourgh, Londres, Oxford et Cotswolds. C’est une île comme le Japon, mais il y a beaucoup moins de montagnes, j’ai été surpris par le fait que les villes comportent peu de dénivelés. Ensuite, cela peut sembler évident, mais il  a beaucoup d’anciens bâtiments construits en pierres. Au Japon, on remplace beaucoup les anciennes constructions par de nouvelles complètement différentes, mais en Angleterre, j’ai ressenti qu’ils recherchaient plus à construire en préservant le cadre et en gardant l’atmosphère du lieu.

Source:  http://s.animeanime.jp/

On espère que cette interview de Yoh Yoshinari vous aura intéressé et que vous apprecierez cette nouvelle série à venir prochainement sur Netflix ! (on espère en Europe aussi très vite)

A bientôt sur notre site pour de nouvelles interview traduites du japonais !

Dragon Quest : l’étonnant message de Akira Toriyama !

Dans un documentaire vidéo retraçant l’histoire de Dragon Quest, un étonnant message de Akira Toriyama est dévoilé !

Un message de Akira Toriyama a été communiqué il y a quelques jours. C’est dans un reportage passionnant diffusé sur la chaîne japonaise NHK le 29 décembre 2016 qu’on a pu découvrir de nombreux secrets sur la série Dragon Quest.  Véritable phénomène au Japon depuis l’époque de la Famicom, la série n’a eu cesse de faire rêver une grande partie des joueurs nippons, et tente désormais une nouvelle offensive vers l’occident. Pour l’instant, la bataille semble encore loin d’être gagnée, mais qui sait ce qui pourrait arriver avec le prochain Dragon Quest XI actuellement en développement ?

Dans ce reportage, que vous pouvez voir en intégralité plus bas (attention – japonais non sous-titré), on nous parle des trois créateurs clés que sont Yuji Horii, Akira Toriyama et Koichi Sugiyama.

Yuji Horii, créateur de génie à l’origine de la série Dragon Quest nous explique quelques éléments clés de la série. Par exemple, l’importance pour le joueur de ne pas être trop perdu et savoir ce qu’il doit faire ensuite. Cela afin de créer une envie d’en voir toujours plus. On nous explique aussi quelques anecdotes sur les noms choisis pour certains personnages ou animaux.

Il avait d’ailleurs récemment dévoilé quelques documents rares datant de l’époque de la création de la série Dragon Quest.

On parle ensuite du fameux Akira Toriyama. Sa participation à la série est une idée de son impressario Kazuhiko Torishima. Son nom ne vous dit peut-être pas grand chose, mais sans cet homme, nous n’aurions sans doute jamais eu de Dragon Quest, ni de Chrono Trigger tels que nous les connaissons. Il est à l’initiative de l’implication de Akira Toriyama sur ces projets, et c’est en tant que responsable éditorial chez V-Jump que le choix s’est porté sur Toriyama, afin de donner un sens au soutien du magazine pour le jeu vidéo.

Torishima-VJump-DragonQuest
Kazuhiko Torishima

Le message de Akira Toriyama

Voici donc le message de Akira Toriyama, qu’il a souhaité transmettre sous forme de texte.

 

Message de Akira Toriyama

Bonjour, ici Akira Toriyama.

Je suis vraiment désolé de ne pouvoir apparaître devant vous, mais j’ai pour règle d’or de jamais montrer mon visage. J’ai accepté de travailler sur le character design de Dragon Quest sans trop poser de questions, c’était une époque où le terme « Role Playing Game » ne parlait à personne.

Jamais je n’aurais imaginé que cela aurait perduré 30 ans plus tard. Honnêtement, si j’avais su, j’aurais refusé. Je n’aime pas faire la même chose sur une longue période.

Travailler sur le design de la série Dragon Quest est à la fois amusant et pénible. Depuis quelque temps, je ne me concentre plus que sur les personnages principaux et ce n’est pas comme si j’avais non plus une montagne de travail. D’ailleurs, la plupart des personnes en charge du design sont de braves personnes qui travaillent sérieusement. En ce qui me concerne, je n’aime pas les personnages trop parfaits et cela me laisse peu de marge de variations.

De plus, bien qu’on parle d’un univers fantasy, je ne peux pas dessiner sans tenir compte des contraintes liées à l’époque médiévale, ce qui rend la tâche de plus en plus difficile à chaque nouvel épisode. J’ai vraiment l’impression de tricher lorsque je dessine.

Les illustrations demandées sont de plus en plus précises, ce qui ne me laisse guère de liberté. Lorsque j’arrive toutefois à trouver un design amusant, ce dernier est immédiatement rejeté. J’ai tendance à repenser avec nostalgie à l’époque où je pouvais dessiner les petits monstres insignifiants comme bon me semblait.

Cela dit, soyez rassurés. Je suis le genre de personne à donner son maximum quand j’accepte un travail, et je compte bien donner le meilleur de moi-même pour Dragon Quest XI. Il vous faudra encore patienter un peu avant de pouvoir en profiter, mais j’espère que vous apprecierez.

Akira Toriyama 鳥山明

 

On apprend aussi qu’il a un réel souci du détail pour rendre les personnages réalistes. Par exemple, il refusera à de nombreuses reprises de dessiner un personnage à deux épées (pourtant demandé par Square Enix) car cela gênerait sa démarche et il ne pourrait plus prendre naturellement des objets situés dans sa ceinture.

La lassitude qu’il exprime n’est pas une surprise, il avait déjà évoqué la même chose pour Dragon Ball. Son manque de liberté risque bien d’avoir raison de sa patience. Dans un précédent message de Akira Toriyama, il mettait fin à sa série phare, Dragon Ball, pour cette même raison, et cela ne pourrait plus tarder pour Dragon Quest.

Dragon Quest XI

 

Enfin, on parle du compositeur Koichi Sugiyama. Aujourd’hui, c’est un homme agé, mais il continue de diriger son travail sur la série avec beaucoup d’énergie et passion. On y raconte l’anecdote de sa rencontre avec le directeur d’Enix à l’époque. Sugiyama avait adoré un jeu de Shogi développé par la firme et aurait envoyé une carte postale de réponse à une enquête. C’est alors que l’aubaine se présentait et il a été contacté immédiatement. En revanche, le programmeur principal de Dragon Quest (en 1988) avait refusé catégoriquement sa participation car, un grand compositeur ne comprendrait jamais les besoins d’un jeu vidéo !  Il avait tout faux. Sugiyama était un grand amateur de jeux et a tout de suite compris ce qu’il fallait faire : de la musique classique.

Selon Sugiyama, la musique « accrocheuse » de l’époque qu’on entendait dans les dessins animés ou séries à succès était là pour captiver immédiatement l’attention et cela fonctionnait. Mais la véritable force de la musique classique est que malgré une approche plus difficile, on ne s’en lasse jamais. C’est pourquoi il a toujours continué sur cette voie dans les jeux Dragon Quest. On lui a donné une semaine pour composer les thèmes du premier épisode, dont le fameux opening, qui aurait, lui été fait en seulement 5 minutes ! Cela fait écho au prélude de Final Fantasy qui aurait aussi été composé en quelques minutes par Nobuo Uematsu ! C’est dire si ces deux séries avaient déjà en commun de nombreuses choses.

Voici donc le reportage en question. Tout fan de Dragon Quest se doit de le regarder car on y apprend beaucoup de choses intéressantes ! 

Le documentaire est en japonais. Nous tenterons de le traduire prochainement. Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager et à faire vos achats via notre boutique collector pour nous soutenir et préparer les prochaines grosses traductions à venir 🙂

Prochaine interview : Dragon Quest X Chrono Trigger, l’interview longue et passionnante des créateurs, jamais sortie du Japon !

La colère digne de Hayao Miyazaki

Le père du studio Ghibli Hayao Miyazaki n’a pas manqué de faire connaître son opinion tranchée en voyant le travail réalisé par le laboratoire Dwango, spécialisé dans l’animation générée par intelligence artificielle.

Un silence pesant et gênant a duré dans la salle de réunion après que Hayao Miyazaki ait vivement critiqué une nouvelle technologie qui lui était présentée. C’est lors d’une récente rencontre de l’équipe du studio Ghibli avec le laboratoire Dwango que s’est déroulé cet échange pour le moins difficile à vivre.

Hayao Miyazaki est connu pour avoir des opinions souvent tranchées et pour les exprimer sans aucune retenue. C’est aussi ce qui fait son succès depuis toutes ces années, car il fait aussi figure de résistance militante face aux problème du nucléaires au Japon. Cette fois-ci, il a laissé éclater son effroi et sa déception durant une réunion qui s’annonçait pourtant intéressante.

Hayao Miyazaki

La société Dwango est un laboratoire de recherche sur l’intelligence artificielle. Dirigée par Nobuo Kawakami, la société Dwango était à la base un service de jeu multi-joueur en ligne qui a finalement été absorbé par le groupe Kadokawa.

Pourquoi Hayao Miyazaki a t-il réagi comme cela ?

Venu présenter le fruit de ses nouvelles recherches sur l’animation dirigée par IA, il ne s’attendait sûrement pas à une réaction aussi dure de la part du fondateur du studio Ghibli. On savait que Hayao Miyazaki n’aimait pas vraiment les jeux vidéo, mais la technologie apportée par Dwango aurait dans une certaine mesure pu l’intéresser pour la suite. Toutefois, le Studio Ghibli a quand même participé à la création du jeu Ni no Kuni qui a connu un immense succès (près de 2 Millions d’unités vendues dans le monde). Cette collaboration a été un succès et conduit d’ailleurs à une suite très attendue.

Le papa de Totoro à ainsi fait part de son profond dégoût durant la démonstration qui se déroulait devant ses yeux. On y voit en effet une espèce de zombie se déplacer de façon grotesque. L’animation est gérée par intelligence artificielle, et selon Kawakami pouvait apporter une nouvelle vision originale que seuls les ordinateurs peuvent créer.

« J‘ai le sentiment que la fin du monde est proche« .

C’est la réponse de Hayao Miyazaki qui risque de faire parler d’elle tant son influence dans le milieu de l’animation est grande encore aujourd’hui. Alors que l’univers du Studio Ghibli est mis à l’honneur en ce moment même à Paris avec la boutique éphémère, l’autre (bonne) nouvelle à retenir le concernant, c’est qu’il va finalement sortir de sa retraite pour refaire un long-métrage !

 

Voici la vidéo en question, extraite du reportage de la NHK  » Owaranai hito, Miyazaki Hayao » (Littérallement, Hayao Miyazaki, celui qui ne s’arrête jamais ») diffusé tout récemment au Japon.

il ne vous reste plus à qu’à profiter du spectacle, traduit par nos soins !

Si vous souhaitez voir davantage de contenu inédits japonais traduits, suivez-nous sur Facebook et Twitter afin de nous soutenir ! 

 

Visite du château éphémère Ghibli, la boutique parisienne

Le château éphémère Ghibli est enfin arrivée à Paris ! Evidemment on ne pouvais pas y échapper alors commençons sans plus attendre la visite !

Le château éphémère Ghibli, c’était une annonce tout à fait innatendue qui s’est répandue à une vitesse incroyable. Une boutique éphémère Ghibli (ou Pop up Store in english!) allait ouvrir à Paris et ce pour une durée très courte puisque cela ne dure que quelques semaines. Celle-ci a crée un buzz incroyable puisque dès l’ouverture, ce n’est pas moins d’une heure de queue qu’il fallait pour accéder à la boutique ! Alors cette boutique, que vaut-elle vraiment ? L’équipe Gamisama a enquêté !

Mini tableau Ghibli
Mini tableau Ghibli
Mini tableau Ghibli
Mini tableau Ghibli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout d’abord, ce qui frappe dès l’arrivée dans les lieux c’est l’extrême étroitesse de la boutique. Les médias se sont bien gardés de nous dire que la fameuse boutique éphémère était en réalité une pièce de 15m2 et qu’il est difficile d’y entrer à plus de 5 personnes à la fois ! Ceci explique sans doute la queue de 3km qui lors de l’ouverture et c’est bien dommage car cela casse un peu l’effet de magie annoncé.

Le lieu est petit mais regorge de goodies en tout genre tirés de l’univers Ghibli. La mascotte Totoro est bien sûr abondante sous toute ses formes (peluches, tasses, figurines, pantoufles…). On trouve aussi des goodies très sympa comme la poêle tirée du Château Ambulant.

Cuillère Calcifer

 

Dans l’ensemble, l’ambiance Ghibli est vraiment là et c’est une très bonne nouvelle ! Les produits sont tous importés directement du Japon et on trouve certaines références même récentes qu’on retrouve bien sûr au Japon. D’un autre côté, il y a une déception car tous les articles ne sont pas à vendre ! On notera notamment les superbes cadres illustrés qui décorent les murs de la boutique et qui ne sont là que pour la décoration ! Nul doute qu’il seraient déjà tous vendus s’ils avaient été disponible à la vente, mais cela laisse entrevoir une possibilité pour l’avenir.

 

 

On trouve également quelques CD tirés de l’univers Ghibli dont l’excellent Ni no Kuni: La vengeance de la Sorcière Celeste composé par Joe Hisaishi.

Goodies Ghibli

Goodies Ghibli

 

 

 

 

 

 

 

 

Totoro mignon

Chatbus Totoro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En revanche, il faut dire que les prix sont également assez élevés. Comptez minimum 15€ pour un article relativement simple, et plus de 300€ pour certaines figurines ! Certes ce sont des produits officiels et importé du Japon, on peut comprendre que cela génère des coûts importants, mais un porte-clé à 15€ reste malheureusement trop cher. On trouvera par contre des goodies plus abordables commes les tasses, mais la plupart des objets décoratifs montent vite, et quand on aime, on ne compte pas, n’est-ce-pas ?

Donc, du Ghibli oui, mais pas pour toutes les bourses !

Quoi qu’il en soit, l’opération est déjà un grand succès car les gens affluent en continu et cela montre bien à quel point les français aiment l’univers Ghibli ! Malgré une actualité moins forte ces dernières années et un studio en mauvaise santé financière, les mondes fantastiques sortis du cerveau de Miyazaki continueront encore longtemps de nous enchanter. On attend bien sûr des nouvelles du studio pour les prochaines productions et plus près de nous, le jeu d’aventure Ni no Kuni II: Revenant Kingdom annoncé sur Playstation 4.

 

chateau-ephemere-paris
chateau-ephemere-paris

En attendant le prochain long-métrage du maître Hayao Miyazaki, les plus impatients pourront donc se faire plaisir au château éphémère Ghibli, situé 26 rue Charles Beaudelaire, 75012 Paris.  Les moins chanceux qui sont loin de Paris trouveront quand même un peu de bonheur sur Amazon avec une sélection de DVD et goodies sympa.

Vous pouvez aussi assister à une masterclass exceptionnelle avec Isao Takahata et Michael Dudok au sujet du studio Ghibli et de la Tortue Rouge.

Takahata-Paris
Takahata-Paris

Interview : Yuki Kajiura nous parle de son travail

On ne présente plus la compositrice Yuki Kajiura. De Madoka à Fate/zero en passant par Xenosaga, .Hack, Sword Art Online ou encore son groupe Kalafina, Yuki Kajiura s’impose aujourd’hui comme l’une des référence incontestée du milieu de l’animé, enchaînant les projets de qualité avec un style inimitable.

Voici une interview très récente (fin janvier 2016) traduite du japonais par nos soins ! Vous en apprendrez plus sur cette compositrice discrète mais dont les musiques vous enchanteront des années durant.
Yuki Kajiura
Yuki Kajiura
Cette compositrice de talent, véritable monument du milieu continue son ascension en multipliant les projets les plus ambitieux, notamment avec la série déjà mythique Sword Art Online,  Erased, dont la diffusion commence tout juste en France via Wakanim, ou encore en organisant des concerts à travers le Japon. Son planning est donc des plus chargés !
C’est dans ces journées haletantes, qu’elle a pris le temps de répondre à quelques questions sur son travail concernant la composition pour le dessin animé, notamment les séries les plus récentes.

Soulagement en voyant le premier épisode

Q: Vos compositions sont souvent mémorables car elles collent parfaitement à l’univers des oeuvres et reçoivent les éloges des fans d’animation. Comment naissent ces mélodies ?

Yuki KajiuraGénéralement, les mélodies me viennent en lisant le manga ou le roman original, mais aussi lors des réunions au sujet de l’animé. C’est en écoutant les requêtes du réalisateur et du directeur du son  que l’image que je m’étais faite de l’atmosphère en lisant les scripts se cristalise dans ma tête. Avant, durant ces réunions, il m’arrivait de dessiner cinq lignes sur un cahier et d’écrire un brouillon de mélodie, mais ça devenait vite gênant, car on pensait que je me donnais de l’importance ! J’ai maintenant des cahiers où les lignes sont déjà tracées, et je note discrètement (rires), sachant qu’il arrive souvent que ces brouillons rapides montés spontanéments à mon esprits se transforment en thème principal par la suite ! C’est donc à partir de la passion que me transmet l’oeuvre mais aussi les directives enflammées de l’équipe de réalisation que la musique me vient à l’esprit.

Q:  Parmi les nombreuses oeuvres auxquelles vous avez collaboré, y en a t-il une qui vous a particulièrement marqué ?

Yuki KajiuraCette question est toujours compliquée car tous les projets me marquent beaucoup. Lorsque je commence à m’impliquer dans une oeuvre, cela signifie que je m’y plonge durant des mois entiers et j’y mets toutes mes forces, donc je ne peux pas vraiment dire qu’une oeuvre est au dessus d’une autre. Chaque projet a forcément un quelque chose… Je ne vois pas trop (rires).

Q: Parmi vos travaux récents, on trouve la sortie de « Sword Art Online Music Collection ». Pouvez-vous nous en dire plus ?

Yuki Kajiura: Tout a commencé quand j’ai composé la musique du trailer d’annonce de Sword Art Online. En lisant l’oeuvre originale, je me suis construit une image, puis on m’a montré les scripts et la vidéo. Tout cela s’est passé avant une réunion détaillée, et j’ai d’abord livré la musique. Lorsqu’on a finalement assemblé l’image et la musique, j’ai trouvé que la musique était un peu trop consistante.

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Quand j’ai composé pour Sword Art Online, l’un des points qui m’a posé problème était de savoir quel devait être le poids de la musique face au style graphique léger et mignon, surtout pour les premiers épisodes qui sont assez graves. Voilà pourquoi j’ai donné un aspect un peu grave et symphonique, mais en voyant l’assemblage, j’ai trouvé que ça ne collait pas aux style graphique plus léger. Par la suite, quand j’ai demandé au réalisateur s’il ne trouvait pas les thèmes trop pesants, il m’a répondu que c’était exactement ce qu’il fallait pour coller avec le scénario assez grave. J’ai donc continué à composer ainsi,  et c’est quand j’ai entendu le thème du personnage principal pendant le visionnage du premier épisode durant une réunion que j’ai trouvé que le tempo et la gravité collaient parfaitement. C’est alors que je me suis sentie incroyablement soulagée.

Q: Vous refletez non seulement l’histoire et le dessin, mais aussi tout ce qu’on vous dit au sujet de l’oeuvre.

Yuki Kajiura: Quand je compose une bande son,  je donne le plus d’importance à l’atmosphère et je m’invente un contenant dans lequel je visualise l’image que je me fais de la musique qui va naître.  Je détermine la pression et la propagation acoustique, la place accordée à l’émotion et la tension; mais aussi la couleur, la température, l’amplitude… en me demandant comment ces éléments vont remplir ce contenant. Voilà pourquoi je compose à partir de beaucoup de sources inspirantes. En dehors de l’oeuvre originale et du script, je m’intéresse aux dessins d’arrière-plans, au côté lumineux ou sombre de l’univers dans lequel ça se déroule, ce qui impacte grandement sur ma façon de composer. Cela dit, c’est vraiment en voyant le premier épisode assemblé avec l’image, la musique, les effets sonores et les voix que je réalise que ça colle (rires). J’essaie toujours de définir le cadre par moi-même et quand je regarde le premier épisode et constate que tout est parfaitement harmonieux, alors je suis vraiment soulagée.

Q: Dans ce cas, vous-arrive t-il de ne pas connaître ce soulagement ?

Yuki Kajiura : Par exemple, on va trouver dans une oeuvre un nombre importante de scènes de combat, et je dois donc en écrire en conséquence. J’essaie de fixer le tempo de l’ensemble des combats, entre des batailles plutôt lentes, d’autres plus sévères,  ou plus vives.  C’est là qu’il arrive que les musiques nécessaires pour ces scènes soient différentes de celles que j’avais imaginées. Alors je me rends que finalement telle ou telle oeuvre avait plutôt besoin de musiques de combat moins rapides, ou d’une tonique plus basse… oui tout ça arrive (rires).  Mais cela arrive aussi aux dessinateurs, une fois tout assemblé, il y a de nombreux imprévus.

Q: Toute l’équipe reste sous pression pendant la diffusion.

Yuki Kajiura: En réalité, il est possible de voir les épisodes terminés en avance pour confirmer certains points. Cependant, ça n’a étrangement pas la même saveur que de les voir diffusé à la télévision ! Je regarde en avance les vidéos qu’on m’envoie mais je fais toujours en sorte de voir les premiers épisodes lors de leur première diffusion télévisée. Comme ça n’est pas toujours évident, il m’arrive de les enregistrer pour les voir plus tard, mais quoi qu’il arrive je visionne tout et quand c’est une sortie en salle, je me rends au cinéma.

Q: Nous avons entendu dire que vous vous êtes rendue au cinéma pour « The Garden of Sinners »

Yuki KajiuraTout à fait, je préfère profiter du spectacle au milieu des spectateurs. J’aime voir les gens retenir leur souffle ou être pris par l’histoire. J’achète mon billet et fais la queue pour vivre ça avec tout le monde.

Q: Au sujet de « Erased » dont la diffusion vient de commencer, quelles sont vos impressions sur cette série ?

Yuki Kajiura: C’était compliqué !  A tel point que quand j’ai dit « ça va être difficile... » pendant une réunion, le directeur sonore m’a répondu « oui, ça va être compliqué ! « 

Erased - anime

Yuki KajiuraErased (Boku dake ga inai machi) est en un sens une histoire à héros mais baignée totalement dans une atmosphère glaciale avec des pointes de nostalgie, on n’y trouve pas d’éléments joyeux.  Bien que puisse sembler étrange, je me suis alors dit que la musique pouvait complètement bouleverser les choses. En effet, le rôle de la musique est sans doute important pour créer l’ambiance d’une série. Par exemple, Fujinuma (le héros), nous est présenté comme un looser au début (rires), mais on découvre vite son sens de la justice et il risque sa vie pour dénouer les problèmes clés du scénario. J’ai donc fini par lui créer un thème plutôt héroique et ardent. C’est parce que les choses ont plusieurs facettes, que ce travail était compliqué.

Q:  L’axe musical qu’on choisi a donc une énorme influence sur l’atmosphère d’une série.

Yuki Kajiura: De façon générale, j’essaie d’intercepter et de canaliser la nuance  sombre qui flotte autour de l’oeuvre pour l’appliquer sur l’ensemble de l’atmosphère par la suite. Dans Erased, on voit beaucoup de personnages, mais au final, toute l’histoire est une ligne droite sur la vie du héros, donc j’ai pu garder sa musique comme base sur laquelle m’appuyer.

Q: S’agissant d’une série d’un genre différent de l’univers fantasy de Sword Art Online, tout se passe au Japon, avec des sauts dans le temps. N’étais-ce pas trop difficile de garder un équilibre entre les visuels et la musique ?

Yuki Kajiura:  Les dessins ont ce charme particulier de l’ancien, ce qui colle très bien avec l’histoire; c’est ce côté nostalgique que j’ai voulu développer.  Mais il ne fallait pas non plus tomber dans l’excès de tristesse. En développant trop le côté rustique, on risquait de perdre l’aspect moderne de l’oeuvre. Cette série n’as pas demandé une musique si particulière. Elle se devait d’être discrète, en fond, mais j’avais très peur de me tromper car une nuance mal répartie dans la musique et c’est toute l’ambiance de la série qui changeait. Ayant adoré lire les mangas, je suis impatiente de découvrir la série à la télévision.

Des concerts plus amusant qu’avant

Q: Vous organisez de nombreux concerts, pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet.

Yuki Kajiura:  Lorsque j’étais amateure, j’organisais souvent des concerts, mais à la différence de maintenant, c’était à l’époque le seul moyen que j’avais pour qu’on écoute ma musique. C’était donc plus par obligation que par goût, même si je n’aimais ou détestait pas spécialement ça.

Lorsque j’ai été reconnue en tant que compositrice, je me suis alors éloignée de la scène car les gens pouvaient écouter ma musique par d’autres moyens.  C’est alors qu’on m’a proposé l’idée d’un concert de chansons polyphoniques, ce qui m’a beaucoup plu. J’ai alors vraiment apprécié les joies de la scène, notamment la chance d’avoir un public devant soi qui réagit en temps réel. Quand je joue ma musique, le fait de voir tous ces gens en face si heureux de l’écouter, n’est-ce pas ce qu’on appelle le paradis ? ça m’a vraiment touché, et je fais maintenant des concerts pour le plaisir plutôt que pour travailler.

Kajiura_Live

Q: Vous prévoyez un nouveau concert le 21 mars 2016 « Yuki Kajiura LIVE Vol.#13 ~featuring SWORD ART ONLINE.  Pouvez-vous nous en dire plus ?

Yuki Kajiura:  C’est en réalité la première fois qu’un concert est centré sur une oeuvre unique. Jusqu’ici mes concerts s’appellaient « Yuki Kajiura » ou « Fiction  Junction » avec une sélection de mes pistes. Avec près de 3000 pistes dans mon répertoire, pas facile de se préparer et encore moins de choisir quelle piste jouer, tant j’ai l’embarras du choix ! Cette fois-ci, c’est beaucoup plus simple puisque je suis limitée à une bande son sur 4 CD (rires). Je suis impatiente d’y être.

Merci beaucoup !

Comprendre l’oeuvre; discuter avec les équipes… Voilà quelques indices qui nous ont permis de comprendre d’où venait l’incroyable profondeur des musiques de Yuji Kajiura.

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Source: Anisong Audio